Bouillante Guadeloupe | Créez votre badge

You are currently browsing the archives for the Edito category.

Publicité Google

Archive for the ‘Edito’ Category

Les femmes de Guadeloupe : hommage à Mimie GAEL par JJC

Lundi, mars 18, 2013 @ 12:03
posted by admin

Résidant désormais au Maroc, je viens d’apprendre avec beaucoup de retard et de tristesse le décès de Mimie GAEL.

Les femmes ont forgé les mentalités de la Guadeloupe par leur présence tant au temps de l’esclavage qu’au temps de la lutte contre le rétablissement de l’esclavage, les exemples des femmes au courage exemplaire, ne manquent pas sur le isle des Caraïbes et en particulier en Guadeloupe, qui ne connait au moins de nom, la **négresse solitude**.

J’avais eu la chance d’assister aux 102 ans de Mimie GAEL le 4 juin 2012, assise dan un grand fauteuil à bascule, un large sourire éclairant son visage de femme épanouie au milieu de toute sa famille réunie pour l’évènement. Les année ne se voyaient pas sur elle.

Sa famille avait eu l’idée de projeter des photos, des petites vidéos retraçant la vie de Mimie GAEL. Drôle de bonne femme cette Mimie GAEL et quelle trempe a – t – elle montrée tout le long de a vie ! Mimie retrace toute sa vie de sa voix encore claire, née le 2 juin 1910 elle et orpheline de sa maman à l’âge de 7 ans, décédée le 29 juin 1917, elle sera recueillie par a tante avec es 3 sœurs et son frère. La guerre de 1914/1918 aura raison de la vie de son père Fénélon qui s’éteindra les poumons ravagé par les gaz de Verdun le 19 juin 1923 !

La vie n’est pas facile, seul Durville son frère ira à l’école qu’il sera obligé de quitté rapidement pour aider a tante tant la charge de ses sœur devenait écrasante. Toutes resteront analphabètes, partageant très tôt l’amour du travail et de la solidarité, joobeuses, artisanat, pêche, agriculture ans oublier la domesticité.

Emilie GAEL, tinon savan’n ay, MIMIE sera très_très vite embauchée à 10 ans s ‘occupant de petits enfants. Mimie n’a pas ses mains dans ses poches, elle s ‘occupera en même temps, tout en étant employée chez un commerçant de se sœur, Ada, George sa sœur aînée ayant quittée BOUILLANTE est partie avec son époux à CAPESTERRE.

Mimie quitte son emploi avec Gustave son premier enfant en exerçant des métiers qui au premier abord ne lui étaient pas destinés, scieur de long dans la forêt, cultivatrice, marchande sur le marché de BASSE – TERRE avec un retour en pirogue le vendredi, elle n’oublie pas le nombre de fois qu’elle a effectué le chemin à pieds, BASSE-TERRE à BOUILLANTE !

Elle se laisse convaincre par sa soeur Georges d’émigrer à CAPESTERRE avec ses 5 enfants. Embauchée sur une habitation de l’usine Marquisat elle découvre pour quelques sous le travail épuisant dans la canne, coupage, amarrage, bloquant les reins par la position courbée.

 

Mimie  réalise alors toute  l’importance du combat ouvrier et syndical, elle s’engage sans mesure dans ce combat, en 1944 elle assiste clandestinement aux réunions des appels au peuple de Sabin DUCADOSSE, Raphael FELIX-HENRI, Hégessipe IBENE, Rosan GIRARD.  Mimie se sent portée par ces idées, elle deviendra l’une des fondatrice du parti communiste guadeloupéen ainsi qu’à la CGT. Alors commence de nombreux déplacements dans les communes, dans les plantations portant à ses  camarades de vie, la vérité de la lutte de classe et de l’engagement politique. Elle s’engage résolument à côté de Gerty ARCHIMEDE et sera à de nombreuses reprises membre de délégations aux différentes manifestations des partis communistes frères. Elle sera également l’ambassadrice de l’association Femmes Françaises puis Femmes Guadeloupéennes qui lui ont permise de voyager à travers le monde. Mimie n’en a pas oublié pour autant ses enfants, à qui elle a transmise son amour de la liberté de la justice.

Mimie a aimé la vie malgré la dureté de celle ci, Mimie est on Fanm Doubout, elle l’a prouvé à toute la nombreuse assistance l’applaudissant à tout rompre en dansant joyeusement la biguine, bon anniversaire Mimie et longue vie!

Jean-Jacques COUDIERE

 

off