Habitation caféière Thomas-Ermitage à Bouillante
La section de thomas de Bouillante est relativement peuplée, des kaz (maisons) montent relativement haut sur la montagne. A plus d’un kilomètre de la dernière maison, au milieu d’une belle végétation, s’épanouit une suberbe
propriété inscrite dans le patrimoine de Bouillante, l’ Habitation l’ Ermitage !
Bordée en aval par la rivière Thomas, ludique ou coléreuse, suivant les humeurs du temps, l’amont dresse ses arbres centenaires et les cafeiersde jadis.
L’ Habitation est superbe, majestueuse, belle à couper le souffle, entourée de massifs de fleurs et de plantes d’ornement. A l’occasion de la semaine du patrimoine, les propriétaires avaient ouverts ce samedi et dimanche les lieux au public. Public ravi, conquis abasourdi par la beauté des boiset de la structure, (plus de 150 visiteurs sur les 2 jours).
L’ Habitation l’Ermitage était à l’origine en 1821, une grange faite de piquets et de chaume, ce serait vers 1840, que monsieur LAFARGE aurait racheté cette grange pour l’aménager. La famille CHAULET acquis la propriété vers 1848. L’ Habitation pris forme avec la construction d’un moulin et de différents matériels pour une production de café et de bananes. Un bassin à ouassous aurait également été érigé. Le moulin suivant différentes sciures aurait été détruit par monsieur Jean ROQUES, héritier de Emile CHAULET. La structure actuelle date de la période 1920 à 1930, (inscrite au patrimoine historique en 2004)!
En Janvier 2008, monsieur Marcel DUBOUE et son épouse Michelle DUBOUE, rachète l’Habitation l’ Ermitage, alors dans un bien triste état.
Monsieur et Madame DUBOUE, ont entrepris un énorme travail de rénovation, qui a concerné entièrement toute la kaz, de bas en haut. La rénovation a été entreprise sous le contrôle et les conseils des Monuments Historiques, notons que la rénovation a été également faite pour la conformité de vie, (normes AQE, photovoltaïque, thermique, eaux de pluies récupérées, etc…), ceci, permet une vie familiale en totale économie d’énergie.
Le toit a été entièrement refait, tous les bois abîmés de la charpente ont été détruits et remplacés. Le bardage était intacte. Un gigantesque travail a été effectué au niveau des piètements, tout a été refait. Une longrine de 40 centimètres de profondeur a été creusée pour recevoir une semelle de béton sur laquelle sont posés 58
poteaux fabriqués dans des troncs d’arbres de la forêt alentour, Bois de Rose, Acajou, Résolu, courbaril, etc…! Notons que le Boucan a été refait lui aussi entièrement.
L’ Habitation l’Ermitage, un bijou à BOUILLANTE !
Auteur et photos : Jean Jacques Coudière
LES MAISONS DE MAITRES :
Le type de maison, qui semble le plus répandu à travers les témoignages des chroniqueurs, les actes des archives notariales et les exemples conservés, est en rez-de-chaussée, simple en profondeur et présentant trois pièces en enfilade.
Pour le bâti en bois, l’établissement de datation précise est relativement complexe étant donné l’absence systématique de chronogramme, la répétition des modèles et des savoir-faire. Nombre de sites sont occupés depuis les premiers temps de la colonisation mais les multiples destructions causées par les aléas climatiques ou sismiques ont contribué à des reconstructions successives. La possibilité de réemployer les matériaux engendre la coexistence de pièces de bois appartenant à diverses phases de constructions, certaines remontant parfois au XVIIIe siècle. La plupart des maisons de maître en bois recensées ne semblent dater que de la seconde moitié du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. En revanche, certaines constructions en pierre ont été construites au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle ou du premier quart du XIXe siècle.
A partir de la fin du XVIIIe siècle, des maisons avec galerie apparaissent dans les inventaires après décès et deviennent, au cours du XIXe siècle, l’élément le plus caractéristique de l’architecture créole.
A la fin du XVIIIe siècle, quelques actes évoquent des maisons à deux niveaux dites » hautes-et-basses « . Mais nous ne disposons pas en Côte-sous-le-Vent d’exemple en l’état si ce n’est le presbytère de Pigeon (Bouillante) ; son étage était en bois ce qui était une pratique courante, notamment en ville.
En revanche, plusieurs maisons à un étage en bois construites au début du XXe siècle comme Saint-Robert (Baillif).sont conservées. Leurs façades principales sont fréquemment bordées par une galerie comme à l’habitation Guilliod (construite en 1916, Vieux-Habitants).
4 Responses to “Habitation caféière Thomas-Ermitage à Bouillante”
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